La Société Française de Physique s’associe à la Société Informatique de France, la Société de Mathématiques Appliquées et Industrielles et la Société Mathématique de France afin d’interpeller les candidat(e)s à l’élection présidentielle sur leurs propositions pour faire progresser la place des sciences et de leur enseignement.

Article du site LeMonde.fr : cliquer ici

Mutation vers le monde numérique, problèmes énergétiques ou écologiques, place de l’économie dans le débat public, nouvelles approches des problèmes de société : autant de questions qui, parmi beaucoup d’autres, nécessitent la présence des scientifiques dans le débat public. Pour qu’ils partagent leurs savoirs bien sûr. Mais aussi pour qu’ils débattent de leurs responsabilités et des orientations de leurs travaux avec l’ensemble de la société. Les scientifiques ont conscience des
interrogations et des questions d’éthique que leurs activités soulèvent, et ne manquent pas d’y réfléchir. Ils sont prêts à partager et à élargir ces réflexions.

Encore faut-il qu’on leur demande de participer à ce débat public. Hélas, en dépit d’un intérêt récent de certains responsables (voir par exemple la proposition de « Résolution sur les sciences et le progrès dans la République », ou les travaux
approfondis de l’OPECST), force est de constater que la plupart des femmes et hommes politiques sont très éloignés des sciences. En particulier, ils semblent se satisfaire de la situation actuelle de l’université et ne pas penser qu’il soit nécessaire d’en discuter.

Nous, sociétés savantes, sommes en revanche habituées à réfléchir à ces questions, et à proposer conseils et projets à tous ceux qui souhaitent réellement faire progresser dans notre société la place des sciences et de leur enseignement. Nos
modes de fonctionnement nous permettent de consulter rapidement un nombre significatif de nos membres et de faire circuler l’information. Depuis des années, nous multiplions les actions en direction des jeunes ou du grand public, et celles qui visent à promouvoir la science dans les entreprises et les transferts de technologie. Nos commissions réfléchissent (souvent en commun) aux problèmes liés à l’enseignement à tout niveau, à la recherche et à son transfert, aux
moyens d’augmenter l’attractivité des sciences, aux problèmes de parité et de diversité sociale, etc.

Nous avons donc décidé d’interpeller les candidat(e)s à l’élection présidentielle, et leurs électeurs, sur ces thèmes essentiels pour l’avenir de la nation. Nous espérons que cela permettra qu’ils soient plus présents dans la campagne.

 

Lire la tribune complète : Présidentielle : n’oublions pas la science!

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