Le 14 février, le ministre de l’Education Nationale a présenté la réforme du baccalauréat et de l’enseignement au lycée. La Société Française de Physique, soucieuse de la réussite des étudiant.e.s dans l’enseignement supérieur, de la préservation du potentiel de recherche et d’innovation de la nation et de la dissémination de la culture scientifique aux citoyen.ne.s pour l’exercice, en pleine conscience, de leur rôle démocratique, est inquiète sur la capacité du projet actuel de réforme à répondre à ces objectifs.

Sa division Enseignement a déjà fait le constat de l’échec de la précédente réforme à dynamiser l’enseignement des sciences, ce qui l'a amené à rejoindre le groupe interassociation avec l’Union des Professeurs de Physique-Chimie (UdPPC) et l’Union des Professeurs de classes préparatoires Scientifiques (UPS) au sein duquel nous avons mené une réflexion sur ce qui pourrait constituer un programme de physique équilibré entre observation, savoir-faire expérimental et rigueur des développements mathématiques. Ce travail a été reconnu par l’Académie des sciences dans une note d’octobre 2017**.

Dans la continuité de ce travail, la commission participe également au groupe interdisciplinaire d’enseignement des sciences avec les mathématiciens, les SVT et les informaticiens qui a été reçu par la commission Mathiot***.

Après publication du rapport Mathiot, la SFP, l’UdPPC, l’UPS et la Société Chimique de France (SCF) ont interpelé le Ministre dans une lettre ouverte sur les insuffisances des conclusions dudit rapport : lettre du 8 février 2018 adressée à Jean-Michel Blanquer. Lire le communiqué de presse

Pour faire un point sur l'ensemble de ces actions, la SFP, l'UPS et l'UdPPC ont organisé le 10 février dernier une journée dédiée à l'enseignement des sciences :  "Enseignement des sciences : où va-t-on ?"

Enfin, la SFP travaille actuellement à la rédaction d'une tribune sur le sujet en collaboration avec les associations Femmes Ingénieurs, Femmes & Sciences et Femmes & Mathématiques, à paraître dans le journal Le Monde.