par  Lucile BECK, Laboratoire de Mesure du Carbone 14 (CEA/CNRS/IRD/IRSN/MCC)-LSCE

14 mars 2017 à 12h15 au Diapason - Université de Rennes

Analyser les oeuvres d’art implique de tenir compte d’un important paramètre : il ne faut pas porter atteinte à leur intégrité. Ainsi depuis près d’un siècle, les techniques d’imagerie sans contact, utilisant la lumière visible, les rayonnements X, ultraviolets et infrarouges jouent un rôle capital.

Grâce à la photographie et la radiographie, on a pu par exemple découvrir ou redécouvrir des dessins préparatoires, des signatures cachées ou des oeuvres perdues.  Depuis les années 70, avec le développement d’appareillages de laboratoire de fluorescence X ou de diffraction X puis l’installation d’un accélérateur de particules au coeur du Louvre, il a été possible de sonder la matière à l’échelle atomique. L’emploi de ces techniques non destructives a permis  de révéler les constituants de nombreux matériaux anciens, de remonter aux sources d’approvisionnement ou d’appréhender les « recettes » utilisées par le passé pour réaliser des oeuvres d’art ou pour façonner des objets du quotidien.

Après une rapide introduction historique, je présenterai les différentes techniques d’imagerie et de spectrométrie utilisées pour l’examen scientifique des oeuvres d’art ou de pièces archéologiques. Je me focaliserai ensuite plus particulièrement sur les techniques d’analyse par faisceau d’ions mises en oeuvre sur l’accélérateur AGLAÉ (Accélérateur Grand Louvre d’Analyse Élémentaire). Je complèterai ma présentation sur l’utilisation des appareils portables pour les analyses in situ, illustrées par l’étude des pigments en grotte ornée.

 

Le Comité National Lumière & Société, en collaboration avec la Société...
Fruit de la collaboration entre la Société Française d'Optique et la Société...