Regards de physicien(ne)s c’est :

  • De grandes conférences données par des physicien(ne)s qui présentent des sujets d’actualités mais aussi leur parcours et leur vision de la démarche scientifique.
  • 3 conférences flash données par des lauréats des prix jeunes chercheurs de la SFP.
  • Un lieu de rencontres informelles avec de nombreux physicien(ne)s, chercheurs, enseignants, qui sont présents à cette occasion pour échanger sur la démarche scientifique, les métiers de la recherche, l’actualité scientifique…

 Cette journée, organisée par la section Paris-Centre de la SFP, est ouverte à toutes et tous, dans la limite des places disponibles. Le niveau des conférences est adapté à des lycéens en terminale scientifique, étudiants, enseignants, et tous les curieux de science !

A noter dans vos agenda : Regards de physicien(ne)s 2015 aura lieu le vendredi 23 janvier 2015 et la programmation s’articulera avec l’année mondiale de la lumière 2015. ENTREE LIBRE

 

 

Programme de la journée :

 

11h30 - Les théories de la lumière dans une science en mouvement

Vers l ‘an mille, Ibn al-Haytham formule une théorie corpusculaire de la lumière. Au XIIIsiècle, Robert Grossetête lui répond par une première théorie ondulatoire. Dès lors ces deux conceptions de la lumière et du monde vont s’affronter. À partir du XVIIe siècle, les controverses se développent et les hommes qui œuvrent avec des méthodologies et des présupposés différents, s’opposent pour répondre aux interrogations privilégiées par les courants de pensée dans lesquels ils s’inscrivent. Descartes, Huygens, Newton, Young, Fresnel et Maxwell unissent leurs efforts pour construire une science explicative et prédictive, exempte de contradictions : leurs tentatives, qui se révélèrent a posteriori toujours insatisfaisantes, montrent la richesse de la pensée scientifique, une pensée qui questionne sans cesse et porte en elle sa propre capacité de contestation…

Bernard Maitte, professeur émérite à l’université de Lille 1. Initialement cristallographe, il s’est tourné vers l’histoire des sciences et l’épistémologie. Son livre La lumière (Seuil, Points-Sciences) a obtenu le prix Jean-Rostand, une édition revue et augmentée paraîtra en 2015.

 

12h30-14h : cocktail déjeunatoire

 14h - Diodes électroluminescentes : science et société

Le prix Nobel de physique 2014 a été décerné à Isamu Akasaki, Hiroshi Amano et Shuji Nakamura pour leurs travaux sur les diodes électroluminescentes (DEL) et leurs applications pour l’éclairage. Le fonctionnement de ces DELs et la découverte liée au matériau nitrure de gallium ont révolutionné l’éclairage tant dans ses principes que dans son efficacité, grâce aux gains possibles en matière d’énergie. Mais certains usages des DELs peuvent compliquer la donne, démontrant que science et société ne sont pas dissociables, notamment sur les questions environnementales.

Jean-Yves Duboz, directeur du Centre de recherches sur l'hétéroépitaxie et ses applications, CRHEA-CNRS Valbonne Sophia Antipolis. Il est un spécialiste des propriétés électroniques et optiques des semiconducteurs et de la physique des dispositifs optoélectroniques.

 

15h - Remise des prix Jeunes Chercheurs/euses de la Société Française de Physique

 

16h15 - Rosalind Franklin et le cliché qui a révélé la structure de l’ADN, la molécule de la vie

1953, la structure en double-hélice de l’ADN et son mécanisme de réplication sont révélés : la biologie moléculaire est née ! Au cœur de cette découverte, l’un des évènements scientifiques majeurs du XXe siècle, un personnage joue un rôle central non reconnu à sa juste valeur à l’époque : Rosalind Franklin et son célèbre cliché de diffraction par l’ADN. Aujourd’hui, l’utilisation du formalisme pour interpréter ce cliché, nous permet d’analyser la structure de nanotubes d’intérêt physico-chimique, géologique ou biologique.

Pascale Launois, directrice de recherche au CNRS, laboratoire de physique des solides, LPS (CNRS, université Paris-Sud).

 

17h15 - 2015 : l’odyssée de la lumière

La Terre est située entre deux sphères incandescentes. La plus proche est la surface du Soleil d’où semble émise l’énergie lumineuse produite au cœur de notre étoile et qui traverse les couches denses de l’astre puis l’espace interplanétaire avant de frapper la surface de la Terre. La plus ancienne est celle qui matérialise l’horizon cosmologique et d’où provient la lumière primordiale refroidit par l’expansion de l’Univers. Ces deux sources de lumière portent le témoignage d’une fabuleuse histoire que la physique moderne a permis de reconstituer.

Roland Lehoucq, astrophysicien au Service d’astrophysique du CEA de Saclay et enseignant à l’Ecole polytechnique. Très actif dans la diffusion des connaissances scientifiques, il collabore au mensuel Pour la Science, rubrique science et fiction, et tient une chronique scientifique dans la revue de science-fiction Bifrost.

 

Rendez-vous au Cnam - amphi Paul Painlevé - 292 rue Saint Martin - Paris 3e